vendredi 20 février 2009

SUIVI DES DIPLÔMÉS DE L’INSTITUT SUPERIEUR DE DOCUMENTATION

Document de travail réalisé par Jalel Rouissi
Institut Supérieur de Documentation, Avril 2008


Structure
Ce travail pourrait être confié à un organe consultatif et de conseils qui fonctionne sous forme de club dans le cadre de l’association culturelle et sportive de l’ISD. Elle sera animée par un enseignant de l’ISD qui se chargera de la programmation des activités (création d’une base de données sur les diplômés de l’ISD) et des rencontres (sessions de formation pour la création de projets, conférences débats, présentation de projets, etc.). Une large part d’autonomie sera laissée aux étudiants adhérents au club pour s’exercer à la prise d'initiative, au travail associatif et à l’autogestion.

Mission et Objectifs
Aide à l’insertion des diplômés dans le marché de l’emploi
Suivi des étudiants en quête d’emploi
Maintien des liens entre les diplômés et l’ISD en tant qu’établissement d’origine
Collecte des informations (feed-back) sur la qualité de nos formations et les compétences de nos diplômés
Réhabilitation de l'image de notre institut et de ses diplômes et sensibilisation àl'importance des métiers de l'information et à leur valeur ajoutée dans la vie économique et sociale du pays.

Partenaires

Les Associations professionnelles telles que:
l'Association Tunisienne des ocumentalistes et Bibliothécaires (ATDB),
l'Association des Gestionnaires d'Archives de Tunisie (AGAT),
l'Association des anciens de l’ISD, etc.),

L'UTICA,

Le Ministère de l’emploi.

Actions envisageables

A- Outils de références
1. Création d’un portail Internet (dépôt de CV, diffusion d’offres d’emplois, forum de discussion, liste de diffusion, etc.)
2. Elaboration d’un répertoire d’adresses de nos diplômés à la recherche de travail, avec une fiche de profil de chaque diplômé en quête d’emploi (stages professionnels, formations complémentaires du type 21/21 ou autre, matières optionnelles, sujet de mémoires ou autres réalisations, etc.)
3. Elaboration d’un répertoire d’adresses de nos anciens diplômés en exercice et occupant des postes influents en vue de constituer un lobby favorable aux métiers de l’info/doc.
4. Elaboration d’un répertoire d’adresses des entreprises et organismes recruteurs

B- Formation continue
5. Organisation de cycles de recyclage et de sessions de formation pour les professionnels en exercice ainsi que des formations au profit des chercheurs d’emplois sur des questions du type : « Comment réussir un entretien d’embauche ? tests psychotechniques et autres. », « Comment rédiger une lettre de motivations ? », « Comment rédiger un CV ? » etc.

C- Documentation
6. Création d’une banque de données regroupant les sujets des concours professionnels et les textes de référence régissant les concours (programmes de concours), ainsi que des textes aidant à la préparation de ces concours (OPAT, manuels de techniques documentaires, bibliographie indicative, etc.)

D- Assistance à la création de projets
7. Création d’une base de données des idées de projet dans le domaine de l’info/doc. On établira pour chaque projet une fiche descriptive selon un modèle standard à concevoir. (Voir exemples de projets en annexe 1 et esquisse de fiche de projet en annexe 2)
8. Assistance méthodologique, logistique et financière (en coordination avec la pépinière des entreprises de l’université de la Manouba) des initiatives de jeunes diplômés.
9. Organisation d’un concours annuel du meilleur projet en métiers de l’info/doc.

E- Rencontres
10. Organisation par l’ISD d’une rencontre annuelle (journée portes ouvertes ou toute autre forme conviviale du type déjeuner débat, etc.) entre nos jeunes et nos anciens diplômés les employeurs potentiels (cibler des patrons parmi des secteurs d’activité précis, exemples : les responsables des organismes de presse, les boites de communication, les sociétés de production audiovisuelle et cinématographique, les architectes, les avocats, les banques, pour un choix plus large, se référer à la base de données sur les entreprises accueillantes de nos stagiaires, etc.) Ces rencontres seront jalonnées par des présentations de produits documentaires et d’applications relatives à la gestion de l’information (outils archivistiques développées pour le compte de certaines entreprises, des bases de données, des dossiers de veille, etc.). Ainsi, au lieu de répéter sans fin les mêmes déclarations d’intentions sur la valeur ajoutée qu’apporte notre métier aux entreprises, nous séduirons celles-ci par des produits concrets qui parlent d’eux-mêmes.

F- Lobbying
Pour le secteur public, insister sur les opportunités d’embauche encore très importantes dans ce secteur surtout pour les bibliothèques (nationale, publiques, scolaires et universitaires). Les actions de lobbying envisageables peuvent porter sur :
11. la publication d’articles appuyés de chiffres officiels dans la presse, et la saisie de toute occasion qui se présente pour la prise de parole à travers les mass média (radios, télévisions, etc.)
12. des correspondances et des rencontres, etc. avec les daffeurs des ministères concernés,
13. la sensibilisation des députés en vue d’une interpellation directe des ministres lors des débats parlementaires.
Quant au secteur privé, Il faudra miser sur les opportunités du Programme National de Mise à niveau (PNM) destiné aux entreprises du secteur privé dans l’objectif de les inciter à recruter des documentalistes et des archivistes. Les investissements immatériels sont l’un des axes de ce programme. Pourtant, les métiers de l’info/doc. n’y sont pas valorisés. Un parallèle intéressant peut être établi avec ce qui a été fait dans le secteur public dans le cadre des points 14 (relatif aux archives) et 20 (relatif à la communication et à la sauvegarde du patrimoine) du programme de mise à niveau de l’administration publique.[1]
14. Des actions de sensibilisation devront être prises avec les responsables du Bureau de mise à niveau au sein du Ministère de l’industrie[2] (rencontres, invitation aux manifestations scientifiques et autres organisées par l’ISD) pour les convaincre de la valeur ajoutée que peuvent apporter nos diplômés (gestion des systèmes d’information, activités de veille stratégique, la Documentation/Qualité, la communication, etc.) dans le cadre des investissements immatériels reconnus par le PNM comme l’un des ses axes prioritaires.

G- Etude du marché de l’emploi, Suivi et prospection
15. Elaboration d’un référentiel métiers de l’info/doc. en Tunisie
16. Réalisation d’une enquête périodique (tous les deux ans par exemple) sur l’employabilité de nos diplômés (statistiques d’embauche, répartition des offres d’emplois par secteurs d’activité, etc.)

Ressources et Moyens de travail

· Un secrétariat permanent avec une personne à temps plein maîtrisant la bureautique, un logiciel de création et de gestion de bases de données, la veille informationnelle et la navigation sur Internet
· Un ordinateur connecté à Internet
· Une imprimante,
· Un téléphone/fax.

Annexe : Des idées de projets

Projets dans la spécialité (Information, Documentation, Bibliothéconomie & Archivistique)

1 Bureau de prestations documentaires

· Documenter des manifestations culturelles (telles que les JCC, JTC, Festival de Carthage, de la Médina, etc.) ou politiques (telles que le Congrès d’un parti politique, le SMSI, etc.) ou sportives (CAN, Jeux méditerranéens, etc.), en créant un produit documentaire de référence (un CD comportant un dossier de presse complet, des photos, la documentation officielle de la manifestation en question, etc.) Ce produit sera ensuite proposé aux organisateurs de la manifestation en question.
· Prestations de veille : jouer le rôle d’observatoire pour le compte d’un organisme commanditaire en lui fournissant un dossier de veille informationnelle selon une périodicité à négocier avec le commanditaire.
· Recherches documentaires et constitutions de dossiers en amont d’une action (exemples : pour la production d’un film historique ou d’un documentaire, on collectera des informations sur les costumes d’époque, pour l’aménagement d’un quartier urbain on rassemblera des données économiques, sociales, géographiques, etc.)
Un service logithèque : offrir un choix assez large de logiciels libres de droits téléchargés sur des CD, assorti d’une formation à l’utilisation.
Conception de bases de données bibliographiques, de portails documentaires et de langages documentaires (thésaurus, plans de classification, etc.)
Une salle publinet à valeur ajoutée (étant donné le gain de temps et la recherche méthodique de l’information)

2. Bureau de prestations archivistiques

Réaliser des missions archivistiques complètes (tri, plan de classement, Calendrier de conservation, GED, etc.) avec des contrats de maintenance, au profit des PME, des avocats, des architectes, etc.

3. Dépôts d’archives

Des locaux fonctionnels pour la conservation des archives des sociétés et leur mise à la disposition de leurs propriétaires

4. Banques d’images

Cette idée de projet repose sur un mot d’ordre d’une part et un principe de travail de l’autre :
Le mot d’ordre : Collecter tout type d’images, toujours collecter. Il va sans dire qu’il s’agit d’images techniquement correctes et exploitables.
Le principe de travail : Indexer et classer à temps dans une base ou une banque de données les images collectées. Ne jamais laisser s’accumuler les images sans traitement. La multiplication des retards à ce niveau finira par faire échouer le projet.
L’objectif étant de constituer un grand gisement d’images (une banque d’images) d’illustrations au profit des journaux, des chercheurs, des maisons d’édition, etc. La valeur ajoutée du produit vient de la diversité de choix qu’on offre au client (la dimension cumulative de la collection) et de l’économie de temps de la recherche et de l’accès aux images.

5. Centre de numérisation

Il y a un marché potentiel qu’il serait intéressant d’explorer : fonds de bibliothèques universitaires, de bibliothèques des centres de recherche, de beaucoup d’entreprises publiques ou privées, etc. Face à la tendance et la tentation du passage au tout électronique, ces établissements ne pourront pas faire l’impasse sur la nécessaire numérisation de leur patrimoine documentaire papier hérité de plusieurs années d’activité. Forts de leur savoir faire « documentique », archivistique et technologique (indexation, classification, GED, Ingénierie documentaire, etc.), les documentalistes, bibliothécaires et archivistes, pourront, mieux que tout autre intervenant, s’acquitter de cette tâche. La numérisation des fonds de thèses, la numérisation des livres anciens libres de droits (Littérature arabe classique tels que la poésie de Bachar, Al Moutannabi, Abou Nawas, etc., Ouvrages de référence tels que Al Aghani, Alf layla wa layla, Lissanoul’Arab, etc.), autant d’exemples révélateurs de l’ampleur de ce marché de travail qui s’offre à nos diplômés. La maîtrise de la GED, des techniques de numérisation, des bases de données, etc. sont des préalables à l’exercice de cette activité

6. Centre de restauration et de désinfection des documents et des archives

La mise en place de laboratoires bien équipés de restauration, de reliure et de désinfection des fonds documentaires au sein des différentes structures administratives, documentaires et bibliothéconomiques étant très coûteuse, le rapport coûts/avantages d’une telle activité plaide pour l’externalisation de ces travaux d’entretien et de traitement chimique auprès de prestataires privés.

7. Centre de formation au Management de l’information

Ingénierie documentaire, GED, Création de bases et banques de données, création de sites Web, Intranet, etc.

8. Conteur/Lecteur itinérant

Avec une tenue distinctive et un pseudonyme sympathique qui font de lui une mascotte familière et célèbre, ce conteur parcourra les jardins d’enfants, les clubs d’enfants, les hôpitaux d’enfants, les écoles primaires, etc. pour raconter des histoires merveilleuses et captivantes. Il ne sera pas rémunéré par une quelconque billetterie, mais plutôt par les établissements auprès desquels il démarchera ses services.
Sur un autre volet, notre conteur peut assurer le travail de lecteur au profit des malvoyants, des personnes âgées à domicile ou dans les maisons de retraite et les hôpitaux, etc.

9. Enregistreur de témoignages oraux : archives orales et sauvegarde de la culture et des arts populaires

Il s’agit de sauvegarder un patrimoine oral avant la disparition de ses détenteurs ce qui risque de le faire disparaître irréversiblement. Différent du travail du documentariste, en ce sens que celui de l’enregistreur des témoignages n’est pas un travail artistique, il ne se soucie pas du langage cinématographique (angles de prise de vue, montage, effets spéciaux, champs et hors champs, bruitage, etc.). Son seul objectif c’est la fixation de l’oralité sur un support. Ce qui constitue d’habitude le point fort du film documentaire, à savoir la dimension subjective de la démarche (sélection et tri, langage cinématographique, etc.) est justement à éviter, car il se transforme en point faible lorsqu’il s’agit tout simplement d’archiver. La démarche de l’enregistreur est un peu comme celle d’un psychiatre qui supervise un entretien libre avec son patient. Il se suffit de provoquer le témoignage chez son interlocuteur. Un exemple du produit final de ce travail nous est donné par les enregistrements des anciens combattants réalisés par l’Institut Supérieur de l’Histoire du Mouvement National de la Manouba.
Mais au-delà des témoignages sur des faits et des évènements historiques, l’enregistreur couvrira le spectre plus large de la culture et des arts populaires, à savoir toutes les expressions folkloriques largement basées sur l’oralité. Il s’agira de documenter, sauvegarder et valoriser la culture, l’art et les traditions populaires oraux, manuels, etc.
Médecine populaire et plantes médicinales, métiers d’antan, architecture locale, costumes, arts culinaires et cuisine traditionnelle, jeux populaires, contes populaires, rites, etc. et bien d’autres pratiques sociales et expressions culturelles marginalisées peuvent faire l’objet d’un travail de collecte, de documentation, de classification et d’animation dans l’objectif de la sauvegarde de ce patrimoine et de sa mise à la disposition des chercheurs et des publics intéressés.
L’idée du projet s’inspire d’une logique de développement durable (réhabiliter ce patrimoine et le capitaliser dans le secteur du développement local, du tourisme culturel, de la sauvegarde et de la restauration des vielles médinas, etc.)

10. Les archives de la contestation

Comment peut-on analyser et comprendre objectivement ce qui s’est passé en mai 1968 ? En février 1972 à l’université tunisienne ? Le 26 janvier 1978 en Tunisie ? En janvier 1984 en Tunisie ? Quel regard aurions-nous dans 20 ans sur ce qui se passe aujourd’hui en 2008 dans le bassin minier tunisien ? etc.
Les archives officielles et la presse légale ne peuvent, à elles seules, garantir une mémoire objective. C’est dire toute l’importance de la documentation et des archives underground appelée dans d’autres contrées les archives de la contestation. Sans l’apport des archives qui reflètent les points de vue des différents protagonistes qui ont pris part à ces évènements, on ne saurait reconstituer notre histoire et comprendre les tenants et les aboutissants de ses évolutions et de ses tournants.
Ce créneau fort intéressant pose cependant des problèmes déontologiques, éthiques et pratiques. Car, sans indépendance, sans période de non accessibilité (période de carence), sans garantie quant à la non violation de l’anonymat des auteurs et producteurs de ces documents, on ne peut espérer collecter des fonds intéressants. C’est pourquoi, cette œuvre serait plutôt confiée à une structure du type associatif.

11. La mémoire revisitée : Bibliothèques des deux rives

Sur un autre plan, il est temps de nous réconcilier avec une partie de notre mémoire et de notre histoire contemporaine. Le passage des français et d’autres européens par notre pays (la Tunisie) a laissé ses marques sur notre architecture, sur nos paysages urbains, sur nos traditions culinaires, sur nos choix vestimentaires, sur notre langage parlé, etc. En revanche, la France est aujourd’hui un pays d’accueil de plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes naturalisés français tout en gardant des attaches indéniables à leurs origines culturelles et racines identitaires.
Ce mouvement de va et vient entre les deux rives de la méditerranée génère une matière culturelle très variée et très riche qui appelle à être capitalisée. Un travail de collecte, de classification, de sauvegarde, de valorisation, etc. serait la pierre angulaire de cette capitalisation ; si bien que le besoin, d’un côté comme de l’autre, n'est plus à démontrer. Il n’ y a qu’à observer ces français de troisième âge qui viennent en Tunisie à la recherche des traces de leur jeunesse ou enfance, avec une émotion et un attachement très forts envers cette terre. Ces visiteurs gardent des photos inestimables dans leurs albums de famille, des correspondances, des notes personnelles de leurs parents, et des histoires à raconter. Dans l’autre sens, l'ambivalence identitaire et la soif de repères dont témoignent les 2° et 3° générations sont l’illustration éloquente de ce besoin de se ressourcer en culture nord africaine. Les technologies numériques offrent de larges possibilités pour reconstituer cette mémoire documentaire et la rendre accessible aux passionnés et chercheurs dans un souci de servir l’acculturation méditerranéenne et de réconcilier les nations de ce bassin avec leurs mémoires pour que cesse à jamais cette bipolarité, ô combien nocive, entre tentations néocolonialistes d’un côté et réactions chauvinistes de l’autre.

12. La gestion des archives et des bibliothèques privées

Habib Achour, Bechir Salem Belkhiria, Ali M’henni, Béchir Khraïef, Noureddine Ben khedher, Midani Ben Salah, Mustapha El Fersi, Mohamed Triki, Mahmoud Messaâdi, Mohamed Charfi, et bien d’autres personnalités éminentes dans des domaines très variés comme la politique, l’entreprenariat, l’art, la médecine, le sport, etc. sont tous morts et tombent, avec chaque jour qui passe, un peu plus dans l’oubli. Pourtant, ils ont tous marqué leurs temps et ont certainement tous laissé un héritage riche (écrits et créations personnels, bibliothèques personnelles, archives privées, correspondances, etc.) Il s’agit d’un véritable patrimoine qui dépasse la dimension héritage matériel revenant juridiquement aux ayants droits. Cet héritage s’étale parfois même au patrimoine foncier du disparu (sa maison avec ses meubles, ses costumes, ses instruments, etc.) Dans certains pays, ces demeures sont transformées en musées. Combien de ces personnalités nationales connaît-on ? Jusqu’à quelle mesure peut-on prétendre qu’on leur a rendu l’hommage qu’elles méritent ? Combien de nos enfants connaissent ces aïeuls ? C’est tout un chantier de collecte, d’inventaire, de classification, d’indexation, de mise en valeur et d’animation qui reste inexploré. Ce n’est pas faute de moyens, mais surtout de volonté. Chaque village a ses célébrités et ses fiertés à faire connaître et à valoriser. D'autre part, combien de chercheurs, de journalistes, de professeurs, d'érudits, etc ont des bibliothèques personnelles qu'ils n'arrivent plus à gérer et espèrent qu'on vienne à leur aide pour y mettre un peu d'ordre ? Documentalistes, bibliothécaires et archivistes, à vos marques.

13. Centre d’informations et de documentation pour la préparation aux concours de recrutement

Une base de sujets de concours de recrutement ouverts aux différents corps professionnels de la fonction publique. Cette base contiendrait :
Les sujets de concours avec les corrigés dans la mesure du possible
Les textes régissant les concours
Les textes relatifs aux statuts professionnels des différents corps
Des supports informationnels relatifs aux axes des concours tels que définis par les textes
Les avis de concours
Les perspectives d’évolution du projet toucheraient à l’organisation de sessions de formation accélérée pour la préparation des concours en direction des candidats.
La méthode de travail et la viabilité économique du projet sont deux questions épineuses qui doivent être creusées davantage

14. Musée de l’écriture, de l’imprimerie, de l’édition, du livre et de la presse

Collecter tous les objets et les documents (films, photos, livres, etc.) relatifs à l’évolution de l’écrit et des moyens d’écriture (tablettes, papyrus, parchemin, papier, différentes écritures, stylos et plumes, etc.), machines à écrire et à imprimer (dactylos, listings, PC, etc.) premières machines d’imprimeries (machines à lettres en plomb, rotatives, offset, numériques, etc.), photocopieuses, fax, différents formats de livres, outils de reliure et de restauration, outils de reproduction (machines à styncil, papier carbone, photocopieurs, lecteurs reproducteurs, microformes, etc.), matériel de photographie, etc.
C’est un gros projet qui nécessite le concours des pouvoirs publics (ministère de la culture, BN), des associations (union des éditeurs, union des écrivains) et les soutien des organisations internationales (UNESCO, ALECSO), et des ONG

Projets dans des domaines voisins (animation, communication & mediation culturelle)

15. Entreprises d’ingénierie, d’industries et de médiation culturelles
Il s’agit de sociétés actives dans l’organisation et la réalisation de projets culturels (festivals réguliers, séminaires, manifestations ponctuelles, etc.) Les actions envisageables dans ce sens sont assez variées. En voici quelques exemples :
15.1. Un premier exemple touche à des sociétés actives en matière d’industries culturelles avec toute la gamme de produits culturels tels que l’édition et la distribution du livre, l’audiovisuel, l’industrie du disque, la photographie, l’infographie et le webmastering, etc.
15.2. Un deuxième exemple concerne la création de musées (la collecte d’objets culturels, l’aide en matière de plans de classement, rédaction de fiches techniques sur les objets collectés, organisation d’expositions itinérantes, etc.).
15.3. Le troisième exemple est une illustration de ce que l’on peut faire en matière d’organisation de manifestations et d'activités culturelles au delà des formules consacrées et qui sont les festivals périodiques. Je pense par exemple au tourisme culturel. On peut imaginer l’organisation d’une caravane annuelle à dos de dromadaires entre Douz et Tozeur et ce entre la fin du festival international des arts populaires de Douz et le début de celui de Tozeur. Ce produit peut intéresser beaucoup de touristes qui affluent à la région pendant la période de ces festivals. Le voyage sera jalonné de plusieurs activités culturelles : Poésie populaire lors d’une veillée nocturne autour d’un grand feu en plein désert, nuitées sous des tentes en plein désert, visite guidée dans une palmeraie, cuisine exclusivement traditionnelle, etc. Le tout sera documenté sur un support à offrir aux participants.

15.4. Sur un autre plan, on peut imaginer l’organisation de concerts de musique destinés à un public réduit composé de mélomanes. Il s’agira de concerts interactifs de jeu instrumental et de chant au cours desquels un spectateur pourra demander des explications techniques, historiques, etc. sur un aspect précis. Les musiciens répondront par des démonstrations, des commentaires ou des exercices, etc. L’idée est de rompre avec le coté statique des concerts habituels, sortir le public de sa passivité et apporter une valeur ajoutée à travers les explications et les informations fournies par les musiciens, etc. Naturellement, les tarifs d’entrée seront plus chers que d’habitude vu l’effort supplémentaire demandé aux artistes et le nombre réduit des présents. La dimension documentaire est au cœur d’une telle activité puisqu’il faut prévoir des documents d’appui aux démonstrations. Ces documents seront des enregistrements audiovisuels, des diapos, des images, des articles, etc.

16. Journal diffusé gratuitement comprenant les offres d’emplois
La viabilité économique du journal est assurée par la publicité.

Pour conclure :

Et dire après tout cela que l'Institut Supérieur de Documentation n'est qu'une fabrique de chômeurs !! ??

[1] Voir le décret 49 du 16 janvier 1996 relatif aux programmes de mise à niveau de l’administration publique et la circulaire d’application n° 8 de ce décret émanant du premier Ministre en date du 9 février 1996
[2] Adresse : 63, rue de Syrie 1002 Tunis. Web : http://http://www.pmn.nat.tn/ Tél.: (216) - 71 797 175 - 71 798 938 - 71 782 920 Fax: (216) - 71 796 102 E-mail : bmn@email.ati.tn