lundi 13 septembre 2010

A quand la « formation à l’information » dans nos établissements scolaires ?

Jalel Rouissi & Khansa Mkada-Zghidi

Institut Supérieur de Documentation de Tunis

La Tunisie a été l’initiatrice de la célébration de l’année 2010 par l’ONU en tant qu’année internationale de la jeunesse. Cinq ans auparavant, notre pays avait accueilli le deuxième chapitre du Sommet mondial de la Société de l’Information dont elle a été également l’initiatrice. Nombreux sont ceux qui y ont vu un signe incontestable de l’importance qu’accorde la Tunisie à chacun de ces deux secteurs. Néanmoins, en conjuguant jeunesse et information, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, force est de reconnaître que la répercussion de ces initiatives officielles sur le rapport de nos jeunes à l’information (et non pas à ses technologies) est restée très timide.
De l’avis unanime des enseignants, parents, décideurs, intellectuels, etc. la culture générale et la curiosité intellectuelle font cruellement défaut à nos jeunes, avec tout ce qui en découle comme difficultés d’expression et de communication, d’illettrisme, de déficit de l’épanouissement individuel et social, etc. Les résultats de l’enquête nationale sur le « Tunisien et la lecture » réalisée en 2009 dans le cadre de la consultation nationale sur le livre et la lecture, corroborent d’ailleurs le constat de ce fossé qui sépare nos jeunes de la pratique de la lecture. Sur le plan de la culture générale le constat est donc très décevant.
Quant à l’usage de l’information à des fins utilitaires (études, travail, transactions, etc.), la profusion informationnelle est telle qu’il ne suffit plus aujourd’hui de savoir lire et écrire. Il est devenu impératif de savoir trouver l’information, de choisir la bonne et d’optimiser son utilisation. Car, au-delà des apparences trompeuses quant au temps moyen de navigation sur Internet, au nombre de jeunes inscrits sur des réseaux sociaux comme facebook, etc., on est en droit de se demander combien sont ceux qui connaissent tous les services offerts par un moteur de recherche comme Google et qui savent s’en servir, qui sont capables de composer une équation de recherche, qui savent ce que veut dire le web invisible, qui ont un blog -pour ne pas dire un site web-, qui contribuent à l’alimentation de sites collaboratifs, qui respectent les règles et l’éthique du référencement, etc. ? Sur ce plan aussi, il est paradoxal de constater cet énorme hiatus entre nos jeunes et l’information.
Et pourtant, les nombreux avantages que présentent les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et le transfert des savoirs les prédisposent à occuper une place de premier choix dans les méthodes et les programmes d’enseignement. Mais en regardant la réalité tunisienne de près, on constate que la généralisation de ces technologies a été à l’origine d’un effet pervers qui nuit grandement au rôle de l’école dans notre pays. En effet, l’orientation de l’enseignement vers des approches participatives et dynamiques, dont le maître-mot est l’auto-apprentissage, s’est traduite par le recours (intensif ?) des enseignants à la pratique des dossiers documentaires (textes, images fixes, vidéos, enregistrements sonores, etc.) qu’ils demandent à leurs élèves de constituer à partir d’internet. Or l’efficacité de cette méthode repose sur la satisfaction de deux conditions préalables. D’une part, l’habilitation des élèves en matière de repérage des sources, de recherche dans ces sources, de sélection et de validation des informations trouvées et d’exploitation (télé-déchargement, référencement, synthèse, etc.). D’autre part, l’existence d’une logistique de travail qui accueille les élèves, les encadre et les assiste dans leur quête des informations ; autrement dit, un espace fonctionnel dans chaque établissement scolaire qui joue le rôle de centre de ressources informationnelles. En l’absence de ces deux conditions sine qua non, nous assistons à la ruée de nos élèves sur les publinet. Ils y accourent pour « acheter » des informations prêtes sans fournir le moindre effort. Ils ne lisent pas, ils ne fouillent pas, ils n’évaluent pas, ils ne valident pas, ils ne référencient pas. C’est le règne de la paresse intellectuelle, du bricolage et du zapping, du plagiat et du copier/coller, de la quantité aux dépens de la qualité, de la transaction marchande de l’information, du « fast-doc ». C’est dire à quel point l’absence d’une formation à l’information[1] représente une énorme lacune dans notre système éducatif.
Dans cet article, nous nous attachons d’une part, à expliquer l’intérêt de la mise en place d’une telle formation et de son intégration dans les programmes officiels d’enseignement ; et d’autre part, à démontrer la nécessité d’un espace spécialement dédié à ce genre de formation et qui soit pourvu des moyens humains et matériels nécessaires pour remplir son rôle. Cela ne peut que servir les choix déclarés dans la loi d’orientation de l’éduction et de l’enseignement scolaire.[2]

Quelle place pour la « culture à l’information » dans notre politique d’éducation et d’enseignement scolaire ?
Nous fondons nos propos sur la définition suivante du concept de l’information literacy[3] :
« ensemble de compétences permettant de reconnaître l’existence d’un besoin d’information, d’identifier l’information adéquate, de la trouver, de l’évaluer et de l’exploiter en relation avec une situation donnée, dans une perspective de résolution de problème. La culture de l’information doit permettre aux personnes de prendre conscience de leurs besoins d’information et leur fournir des compétences d’identification, d’évaluation et d’utilisation pertinente des résultats de leur recherche. La culture informationnelle nous permettra, grâce à ces compétences, de survivre et d’avoir du succès dans la société de l’information, notamment par la maîtrise des technologies donnant accès à cette information ».
Nous constaterons dans ce qui suit l’écart qui sépare les textes officiels de la réalité. S’il est vrai que le discours politique et les textes officiels semblent tout à fait conscients de l’importance de la culture à l’information, il n’en est pas moins vrai que les pratiques et le vécu des établissements scolaires sont loin de concrétiser ces orientations sur le terrain.
La loi d’orientation de l’éducation et de l’enseignement scolaire assigne en effet à l’école trois missions, à savoir l’éducation, l’instruction et la qualification.[4] Les articles 8, 9 et 10 de cette loi déclinent ces trois missions en une série d’objectifs qui sont, selon les termes de ce texte juridique :

  • Développer le sens civique des jeunes et les éduquer aux valeurs de citoyenneté ;
  • Développer la personnalité de l'individu dans toutes ses dimensions morale, affective, mentale et physique ;
  • Elever les jeunes dans le goût de l'effort et l'amour du travail et susciter en eux l'aspiration à l'excellence ;
  • Eduquer l'élève au respect des valeurs communes et des règles du vivre-ensemble ;
  • Assurer à l’élève la maîtrise de la langue arabe et de deux langues étrangères au moins ;
  • Développer chez l’élève les différentes formes d'intelligence abstraite, sensible et pratique ;
  • Développer les capacités de communication des élèves et l'usage des différentes formes d'expression : langagière, artistique, symbolique et corporelle ;
  • Assurer aux jeunes la maîtrise des technologies de l'information et de la communication et les doter de la capacité d'en faire usage dans tous les domaines ;
  • Préparer les jeunes à faire face à l'avenir de façon à être en mesure de s'adapter aux changements et d'y contribuer positivement ;
  • Qualifier les jeunes à utiliser les savoirs et les savoir-faire acquis pour la recherche de solutions alternatives dans la résolution des problèmes auxquels ils peuvent être confrontés ;
  • Apprendre aux jeunes à prendre des initiatives et à innover ;
  • Apprendre aux jeunes à travailler en groupe ;
  • Elever les jeunes à apprendre tout au long de la vie.

Pour s’acquitter de ses missions et atteindre ses objectifs, l’école a besoin d’un certain nombre de moyens humains et matériels qu’elle doit mobiliser et mettre en synergie, en s’inspirant d’une vision globale et claire (une philosophie) en ce qui concerne :

  • Le processus d’apprentissage qui s’oriente de plus en plus vers l’autonomie de l’apprenant, son implication active en un mot sur l’auto-apprentissage par opposition à l’inculcation verticale d’une masse de savoirs par un enseignant qui sait tout à un élève qui ne sait rien ;
  • Le rôle de l’enseignant qui est devenu un animateur, un encadreur et un accompagnateur (un coach) beaucoup plus qu’un maître ;
  • La réhabilitation de la bibliothèque scolaire, sa mise à niveau et son positionnement au cœur de la vie scolaire en tant que centre des ressources d’apprentissage ;
  • Le rôle du bibliothécaire assimilé à un collègue à part entière du corps enseignant dans le cadre de cette vision nouvelle du rôle de l’enseignant en tant que coach et animateur et à laquelle s’adapte parfaitement le domaine de l’information ;

Doter les élèves, dès leur plus jeune âge, de certaines compétences informationnelles, les aide non seulement à réussir leur scolarité selon une approche active et participative (des têtes bien faites plutôt que des têtes bien pleines), mais leur servira plus tard dans leur vie sociale et professionnelle.

De la bibliothèque scolaire au centre des ressources d’apprentissage
Reconnaissons que nos écoles primaires publiques ne possèdent pas de bibliothèques, que dans nos collèges et lycées publics, les rares bibliothèques qui existent ne sont, dans la plupart des cas, que de simples dépôts de manuels scolaires, de livres parascolaires et de quelques dictionnaires et cartes.[5] Ayons aussi l’honnêteté de reconnaître que, par voix de conséquence, nombreux sont nos jeunes qui accèdent à l’enseignement supérieur – et en ressortent aussi très souvent- sans avoir jamais mis les pieds dans une bibliothèque. Nous pouvons dès lors imaginer les compétences et aptitudes que peut avoir un jeune diplômé fraichement débarqué sur le marché de l’emploi.
Les bibliothèques scolaires dont la seule existence ne suffit pas, doivent être généralisées dans tous les établissements, mais avec une conception moderne axée autour de trois missions inspirées des missions mêmes de l’école, à savoir la formation, la qualification technologique et culturelle et la socialisation.
L’appellation même de ces structures doit refléter leur représentation en tant que centre de ressources informationnelles variées et non pas en tant que domaine réservé des livres, nonobstant la dénotation du suffixe biblio. Dès lors, une place privilégiée doit être accordée aux ressources électroniques et à l’accès à distance, mettant ainsi fin à cette fracture entre supports papiers et supports électroniques. Mais, pour éviter les dérives technicistes et les perversions des usages, il doit être clair que les technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ne sont que des outils, certes particuliers, mais qui ne justifient en aucun cas le déterminisme techniciste qui met en avant l’artefact technologique au détriment du contenu qu’il véhicule.
Nous partirons d’une analyse des différentes compétences visées par l’école telles que définies par l’article 57 de la loi d’orientation de l’éducation et de l’enseignement scolaire, pour démontrer à quel point la bibliothèque scolaire, que nous désignerons désormais par ‘’centre des ressources d’apprentissage’’, peut aider l’école à remplir ses missions et contribuer à la réalisation de ses objectifs.

Le centre des ressources d’apprentissage en tant qu’espace d’enseignement : « S'informer pour se former»[6]
Le premier alinéa de l’article 57 de la loi 80/2002 cible des compétences d’instruction dans les termes suivants :
« - Des savoir faire pratiques qui s'acquièrent par la manipulation et l'expérimentation dans une optique de résolution de problèmes. Toutes les disciplines peuvent contribuer à faire acquérir ces savoir faire, et en particulier les sciences, les mathématiques, l'informatique et l'éducation technologique. »
Comment le centre des ressources d’apprentissage peut-il contribuer à la réalisation de cet objectif ? Pendant le déroulement d’un cours, l’enseignant peut avoir besoin de s’appuyer sur des supports très variés : cartes, exercices, images fixes et animées, enregistrements sonores, etc. Il peut même juger opportun d’assurer la séance dans les locaux mêmes de la bibliothèque. En accueillant des séances de formation faisant partie du programme d’enseignement officiel, le centre des ressources d’apprentissage accède ainsi au statut d’une salle de classe spécialisée tout comme les laboratoires de langues ou de physique/chimie, etc.

Le centre des ressources d’apprentissage en tant qu’espace de qualification : « Se former en s’informant »
S’agissant des compétences émanant de la mission de qualification, l’article 57 stipule dans ses deuxième et troisième alinéas :
« - Des savoir faire méthodologiques qui rendent l'élève capable de rechercher l'information pertinente; de classer des informations, de les analyser, d'établir des relations entre elles et de les exploiter dans la recherche des solutions alternatives.
- Des compétences entrepreneuriales qui consistent en la capacité d'innover; de concevoir un projet, d'en planifier l'exécution et de l'évaluer au regard des critères et des objectifs fixés. Ces compétences s'acquièrent à travers la réalisation de travaux collectifs et individuels, dans l'ensemble des disciplines, dans tous les domaines d'apprentissage ainsi que dans les activités périscolaires. »
Sur ce plan, le centre des ressources d’apprentissage doit représenter l’adresse la mieux indiquée pour satisfaire les besoins d’un élève qui prépare un exposé, monte un dossier documentaire, veut enrichir ses cours ou résoudre des problèmes et des exercices, etc. Avec ses équipements spécifiques (rayonnages, meubles, écrans de visionnages, catalogues et banques de données, collections, ordinateurs connectés au réseau internet, banque de prêt, bornes de consultations, etc.), ses espaces adaptés et son personnel qualifié, cet espace constitue un gisement informationnel et un environnement particulier qui accueille des élèves pour leur apprendre comment identifier et reconnaître un besoin en information, repérer les sources d’information, valider l’information adéquate, l’utiliser à bon escient, etc.

Le centre de ressources d’apprentissage en tant qu’espace de socialisation « S’affirmer en s’informant »
Enfin, s’agissant des compétences d’éducation, le dernier alinéa de l’article 57 précise :
« - Des compétences comportementales qui, outre le développement du sens de la responsabilité, englobent un ensemble de savoir être fondamentaux : savoir compter sur soi, coopérer avec autrui, accepter la critique et un point de vue différent du sien. »
Pour sa part, le centre des ressources d’apprentissage assure le rôle d’un espace d’accueil et d’encadrement des élèves pendant les heures creuses absolument nécessaires entre les séances de cours ; autrement dit le rôle d’un espace de socialisation. Faute de ces espaces appropriés, on voit souvent les élèves repoussés extra-muros, rôder aux alentours de leurs établissements scolaires ce qui les expose aux dangers d’agressions physiques et verbales et aux risques de dérapages comportementaux. L’expansion et l’aggravation de la violence dans le milieu scolaire avec parfois des rixes meurtrières sont un autre signal d’alarme sur l’urgence de l’encadrement des élèves en dehors des heures de cours. Pour protéger nos élèves de ces dangers et pour mieux meubler leurs temps libre, il est impératif de leur offrir dans chaque établissement scolaire, un espace où ils apprennent à se côtoyer, à s’accepter dans leurs différences et à échanger leurs points de vue, dans un esprit de convivialité, de civisme, et de distraction. C’est dans ce cadre joignant l’utile à l’agréable qu’ils pourront s’épanouir en tirant profit des produits informationnels et des activités culturelles qui leur sont proposés : romans, magazines, navigations internet, musique, films, conférences, débats, etc.

Le nécessaire investissement dans les ressources humaines qualifiées
Selon certains quotidiens de la place[7], le Ministère de l’éducation aurait lancé une expérience pilote assez prometteuse en cette année scolaire 2009/2010 qui consiste à créer dans les établissements scolaires des « espaces de la vie scolaire » qui soient bien équipés en ordinateurs et connectés à Internet et qui offrent aux élèves la possibilité de naviguer dans une ambiance décontractée allant jusqu’à aménager un coin buvette.
Il semblerait qu’il s’agit là d’espaces dont la seule mission est d’occuper le temps libre des élèves en leur offrant des activités de loisirs orientées vers la maîtrise des technologies de l’information et de la communication. Cependant, en l’absence d’une vision claire quant à la mission et à l’encadrement adéquat de ces espaces, il y a fort à craindre que ceux-ci se transforment en publinet intra-muros. Evitons le cloisonnement des espaces informationnels et leur séparation artificielle en espaces classiques et austères tels que la bibliothèque d’un côté et espaces modernes et dynamiques tels que ces nouveaux espaces de l’autre. Il ne devrait pas y avoir d’antagonisme entre ces deux types d’espaces ni du point de vue de la mission, ni du point de vue des contenus. Le lancement de ces espaces et leur généralisation graduelle doivent être une occasion pour concilier l’élève avec l’information, la science, le savoir, la lecture et la culture. L’information qui a droit de cité dans l’espace scolaire qu’il soit physique (bibliothèque) ou virtuel (réseaux contrôlés) c’est l’information utile et bénéfique. Telle doit être la devise de l’école investie d’une tripe mission d’instruction, de qualification et d’éducation (socialisation).
C’est pourquoi confier ces nouveaux espaces à des techniciens en informatique sous prétexte qu’ils sont équipés d’ordinateurs connectés entre eux et au réseau internet ne nous semble en aucun cas un choix judicieux, car il relève plutôt d’une logique techniciste qui privilégie l’artefact technologique aux dépens des contenus. Des spécialistes de l’information compétents en matière de repérage, de tri et sélection, de recherche et veille, etc., autrement dit des documentalistes/bibliothécaires, sont les mieux aptes à animer ces espaces. La formation que reçoivent ces derniers en matière d’animation de services de documentation et d’information, de lecture numérique, de recherche documentaire, etc. les habilite tout à fait à assurer la gestion des centres de ressources d’apprentissage et à encadrer les usagers de façon adéquate. Et cela sera d’ailleurs aussi l’occasion de rompre avec cette vieille tradition fâcheuse qui consiste à convertir les enseignants souffrant de problèmes de santé physique (déficiences motrices et sensorielles) et même psychique (syndromes dépressifs) en responsables de bibliothèques.
La rationalisation de l’usage des deniers publics impose que l’on réfléchisse aux meilleurs moyens d’optimiser le fonctionnement des différents espaces et structures de l’établissement scolaire. L’heure de la réhabilitation de la bibliothèque scolaire appelée à s’ériger en centre des ressources d’apprentissage sonnera t-elle enfin?

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[1] - dite aussi culture à l’information ou encore Information literacy, ou tout simplement « littératie »
[2] Loi 80/2002 du 23 juillet 2002
[3] - Définition établie par l’Office québécois de la langue française et citée : CHEVILLOTE, Sylvie. - « Bibliothèques et information literacy : un état de l’art », in : BBF, 2005, n° 2, pp. 42-48 [en ligne : Consulté le 29 juin 2010]
[4]- Article 7 de la loi d’orientation de l’éducation et de l’enseignement scolaire, loi 80/2002 du 23 juillet 2002

[5] - On relève sur le site officiel du Ministère de l’éducation, les statistiques suivantes relatives à l’année 2008/2009 : 5927 établissements scolaires répartis entre 4 513 écoles primaires, 912 collèges, et 502 lycées secondaires. On se demande à combien s’élève le nombre d’établissements qui possèdent une bibliothèque scolaire digne de ce statut (local fonctionnel spécialement dédié, ressources documentaires de qualité et suffisantes, équipements ergonomiques et modernes, personnels qualifiés et offre de services variés et ciblés)
[6] - Par extension aux enseignants, on pourra aussi dire « s’informer pour former »
[7] - Voir le Journal Assabah du 07 février 2010