dimanche 26 décembre 2010

Caractérisation du marché d’emploi des diplômés de l’Institut Supérieur de Documentation

L’information peut être l’activité principale, voire même exclusive d’une organisation (cas des bibliothèques, des centres de documentation, etc.), comme elle peut être un aspect de l’activité d’une organisation dont la vocation est autre (Ex. service de documentation d’une entreprise industrielle ou commerciale).

En Tunisie, les organisations exclusivement informationnelles relèvent dans leur quasi-totalité du secteur public : bibliothèques (publiques, universitaires, scolaires, nationale), Archives ministérielles, observatoires et centres de documentation sectorielle. De ce fait, les métiers de la Documentation, Bibliothéconomie et Archivistique (DBA) se sont ancrés dans le secteur public, qu’on ne peut qualifier de saturé malgré plus de 40 promotions de diplômés spécialisés depuis l’expérience de l’Institut Ali Bach Hamba à la fin des années soixante du siècle dernier jusqu’à l’ISD en passant par l’ENA et l’IPSI.

Les réformes structurelles de l’économie nationale (libéralisation et privatisation), les compressions des budgets publics et la globalisation des marchés et des échanges à l’échelle planétaire (levée des barrières douanières, dématérialisation, TIC et communication à distance, etc.) n’ont pas, pour autant, dynamisé le marché d’emploi dans ce domaine au niveau du secteur privé. Nos entreprises, pourtant exposées à la nécessité de la mise à niveau imposée par les concurrents/conquérants, n’accordent toujours pas aux métiers de l’information la place qu’ils méritent dans une économie fortement concurrentielle.

Est-ce parce que ces entreprises privées n’en voient pas la valeur ajoutée ? Est-ce parce qu’il s’agit d’activité dont le retour sur investissement n’est pas immédiat ? Est-ce parce qu’elles n’ont pas confiance en la compétence de nos diplômés (en notre produit) ?

Nous sommes convaincus que nos entreprises, dont beaucoup se sont alliées à des majors étrangers, au risque même de se voir absorbées par ceux-ci (banques, hôtels, industries alimentaires, industries pharmaceutiques, etc.) seront tôt ou tard obligées d’adopter de nouvelles méthodes de travail et d’organisation articulées autour de la veille technologique, de la capitalisation des connaissances, de l’intelligence économique, de la recherche et développement (R&D), de la visibilité sur la toile mondiale Internet au moyen de sites web dynamiques, du travail collaboratif et en réseau, de l’Information Scientifique et Technique (IST), de l’archivage et de l’archivage électronique, de l’autoformation, etc.

L’information est au cœur de toutes ces nouvelles dimensions de l’entreprise moderne. On ne saurait rester sourd à ces évolutions tant du côté des employeurs que du côté des formateurs que nous sommes.

D’autre part, la création de PME spécialisées dans les métiers de l’information (courtage en information, sous-traitance archivistique, conseils et prestations documentaires, expertise informationnelle, etc.), auprès desquelles les grandes entreprises, qu'elles soient publiques ou privées, pourraient externaliser leurs activités informationnelles, peine à s’imposer comme alternative au salariat.

Hormis quelques sociétés d’archivage, nos diplômés hésitent encore à s’établir pour leur propre compte. Quelles en sont les raisons ? Manque de confiance en leur savoir -faire et compétences ? Manque de culture entrepreneuriale ? Etroitesse du marché et absence d’opportunités ? Absence de modèle à suivre (success story) ?

1. Le secteur public

· Bibliothèques scolaires

Statistiques du ministère de l’éducation nationale 2008/2009 sur :

http://www.edunet.tn/article_education/statistiques/stat_education_fr.pdf (site consulté le 20 mai 2010)

§ 4513 écoles primaires

§ 1325 collèges et lycées,

§ 89 écoles préparatoires techniques

Question 1 : Combien parmi ces établissements, ceux qui possèdent des bibliothèques et des bibliothécaires ?

· Réseau des BP

371 bibliothèques dont

§ 24 régionales,

§ 317 Bibliothèques locales

§ 30 bibliobus (Total)

Question 2 : Quel est le pourcentage en personnels qualifiés (en %) parmi l'ensemble des effectifs exerçant dans les bibliothèques publiques ?

Réseau des BU

13 Universités : Université Virtuelle, Université Ezzitouna, Université de la Manouba, Université de Tunis, Université de Tunis El Manar, Université du 7 novembre à Carthage, Université de Jendouba, Université de Sousse, Université de Kairouan, Université de Monastir, Université de Sfax, Université de Gabès, Université de Gafsa

193 établissements d'Enseignement Supérieur et de Recherche dont 24 Instituts Supérieurs d'Eudes Technologiques (ISET), 163 établissements sont sous la tutelle du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de Recherche Scientifique et de Technologie (MESRST) et 30 sont sous la cotutelle du MESRST et d'autres Ministères (Santé Publique; Technologies de la Communication; Agriculture et des Ressources Hydrauliques; Affaires Sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l'Etranger; Tourisme; etc. ... )

Question 3 : Quel est le pourcentage en personnels qualifiés (en %) parmi l'ensemble des effectifs exerçant dans les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur? Quand sera t-il créé une bibliothèque au niveau de chaque université (une bibliothèque transversale qui soit commune à l'ensemble des établissements appartenant à la même université ?

28 établissements d’enseignement supérieur privé

Question 4 : Combien parmi ces établissements d'enseignement supérieur privé, sont ceux qui possèdent une bibliothèque digne de ce nom avec des professionnels qualifiés ?

· La BN : à compléter par des données chiffrées récentes

· Les Bibliothèques des ministères, des entreprises publiques et des centres de recherches

· Observatoires nationaux

Plus connus par les centres de documentation sectorielle, tels que l’IEQ, l’INS, le CEDODEC, le CREDIF, le CDN, le CNDA, le CNUDST, le CERDOJES, etc., leur création, leur organisation et leurs objectifs sont régis par la loi cadre 100/1999 datée du 13/12/1999 relative aux centres d’information, de formation de documentation et des études (CIFDE) et qui a été amendée par la loi 62/2001 du 25/06/2001 qui les a transformés en Observatoires et centres d’information. C’est ainsi que le CNDA est devenu ONAGRI, le CERDOJES est devenu ONJ, le CEDODEC est devenu le CNCC, etc.

Il s’agit de bien plus qu’un simple changement de nomenclature. Car ce changement dénote d’une évolution de la vision officielle en direction de la prise en compte des activités de veille d’un côté et d’études et de recherche/action de l’autre, ce qui réhabilite l’information et la documentation en tant qu’activité vitale et replace l’information en tant que produit au cœur du processus de la prise de décision. (Voir liste des observatoires et des centres d’études et de recherches en annexe)

2. Le secteur privé

A l’heure d’aujourd’hui, le marché d’emploi de nos diplômés reste aux contours flous et demande à être mieux circonscrit et diagnostiqué.

Les deux versants du secteur privé

A. Les entreprises dont l’information n’est pas l’activité première :

Le caractère transversal de notre activité (c-à-d. que chaque entreprise quel que soit son secteur d'activité, a un volet Information dans son activité), fait que nous n'avons pas au niveau de l'organisation patronale un interlocuteur bien ciblé. Pour sensibiliser les entreprises à l'activité informationnelle et à la nécessité de recruter des diplômés de l'ISD pour les aider à organiser leurs archives et leur fournir l'information à valeur ajoutée qui les aide à la prise de décision, nous avons besoin de nous adresser à toutes les entreprises et non pas à une corporation professionnelle précise au sein de l’UTICA. Or, le bureau exécutif national de l’UTICA est une instance de politique générale pour les patrons et ne représente pas un interlocuteur ciblé et pertinent, à moins qu’un énorme travail de sensibilisation et de lobbying soit fait en direction de cette instance afin qu’elle agisse en direction des corporations qu’elle supervise. Les entreprises opèrent dans des secteurs très hétérogènes (services, industries, etc.). Les chefs d’entreprises ne sont pas persuadés de la valeur ajoutée de l’information dans la compétitivité de leurs entreprises et de leurs produits) Le bureau national de mise à niveau des entreprises qui dépend du ministère de l’industrie et du commerce pourrait aider dans ce travail de lobbying. Des actions de sensibilisation autour des fonctions et de la valeur ajoutée de la fonction documentaire, archivistique et informationnelle en général (veille, GED, etc.) doivent être menées (production de plaquettes d’information sur les fonctions et les usages de l’information, organisation de journées portes ouvertes, présentations avec démonstration de produits informationnels, etc.)

B. Les entreprises qui opèrent dans le domaine de l’information

C'est-à-dire les professionnels de l’information établis pour leurs propres comptes du type ARCHIDOC, ARCHIMED, MINISIS, etc. Ces entreprises ne sont pas encore nombreuses pour se constituer en une corporation professionnelle au sein de l’UTICA. Il y a une réelle opportunité à encourager nos jeunes diplômés à s’installer pour leurs propres comptes et à créer des entreprises spécialisées. Pour franchir la barrière, beaucoup plus psychologique que professionnelle (car il y a des besoins réels une énorme demande potentielle), il y a intérêt à lancer des projets pilotes au sein de la pépinière de l’université et à les entourer de tous les encouragements et à leur fournir toute l’assistance possible pour en faire des succès éclatants et des modèles à suivre. Créer des entreprises de services et prestations documentaires, archivistiques et informationnelles qui soient axées sur l’usage des NTIC, dans notre domaine n’est pas un simple alignement sur la mode du temps, mais c’est une réelle et solide opportunité. Car nombreuses sont les entreprises qui préfèrent externaliser cette activité et la sous-traiter auprès de sociétés de services spécialisées payées à l’acte, ou selon un contrat de services négocié entre les deux partenaires. Une banque d’idées de projets, des rencontres avec des entrepreneurs ayant réussi leurs défis, l’hibernation de projets au sein des pépinières, des formations complémentaires en TIC, communication et marketing, procédures juridiques et fiscales, etc. seront sans doute des leviers intéressants pour encourager nos diplômés à tenter l’aventure.

C. Un autre marché d'emploi au confluent des secteurs public et privé

Certains domaines d'activité, relevant aussi bien du secteur public que du secteur privé, sont particulièrement porteurs d'opportunités d'emploi pour nos diplômés. Il s'agit en l'occurrence des archives médicales et des archives audiovisuelles.

Pour les archives médicales, elles se trouvent aussi bien dans les hôpitaux (hôpitaux régionaux, Centres Hospitalo-Universitaires) et dans les cliniques, privées et les centres médicaux qui groupent plusieurs cabinets de médecins privés avec un laboratoire d'analyses médicales et un centre de radiologie). Il est vrai que nous ne sommes pas le principal formateur dans ce domaine, car les facultés de médecine et les écoles supérieures des métiers de la santé forment des secrétaires médicaux, mais le besoin est tel qu'on ne peut pas se limiter aux diplômés de ces établissements. Il est de nôtre intérêt de chercher à développer une coopération avec ces établissements spécialisés.

Quant aux archives audiovisuelles, elles concernent le secteur de la télévision, de la radio, de la photo (presse, édition, sociétés de communication et de publicité), et du cinéma. Le passage au numérique ainsi que l'ouverture du secteur audiovisuel aux investisseurs privés ont créé des besoins de numérisation des centaines de milliers d'enregistrements sonores et télévisés détenus par les radios et la télévision publique d'une part et un besoin chez les nouvelles stations de radios et de télévisions d'organiser leurs vidéothèques et phonothèques numériques.

D'autres secteurs d'activité pourront connaître sur le moyen terme une dynamique elle aussi porteuse d'opportunités pour nos diplômés. Je cite à titre d'exemple, les archives et la documentation juridique (Avocats souvent associés au sein de bureaux sous forme de société , centres de documentation et archives des tribunaux), les archives et la documentation techniques (ponts et chaussées, cartographie et topographie, réseaux d'électricité, de gaz, d'eau et de l'ONAS), la documentation des sociétés de services et de conseils (expertsise comptable, urbanisme et architecture, import/export, statistiques et enquêtes sociologiques, etc.)

Liste des observatoires sectoriels et centres d’études et de recherches nationaux

رئاسة الجمهورية

1. المعهد التونسي للدّراسات الاستراتيجية

الوزارة الأولى

1. المدرسة الوطنية للإدارة (مؤسّسة غير مختصّة، لكنّ للنّشاط المعلوماتي فيها مكانة كبرى)

2. مركز الإعلام والتكوين والدراسات والتوثيق حول الجمعيات

وزارة الدّاخلية

3. المرصد الوطني للإعلام والتكوين والتوثيق والدراسات حول سلامة المرور

وزارة العدل وحقوق الإنسان

4. مركز الدراسات القانونية والقضائية (مؤسّسة غير مختصّة، لكنّ للنّشاط المعلوماتي فيها مكانة كبرى)

وزارة الشؤون الخارجية

وزارة الدّفاع الوطني

5. المركز الوطني للاستشعار عن بعد (مؤسّسة غير مختصّة، لكنّ للنّشاط المعلوماتي فيها مكانة كبرى)

6. مركز التّوثيق العسكري (ملحق بهياكل الإدارة المركزية، لا يتمتّع بالاستقلال الإداري والمالي)

وزارة النّقل

وزارة الشؤون الدينية

وزارة المالية

وزارة التنمية و التعاون الدولي

7. المعهد الوطني للإحصاء (مؤسّسة غير مختصّة، لكنّ للنّشاط المعلوماتي فيها مكانة كبرى)

8. المعهد التونسي للقدرة التنافسية و الدراسات الكمية

وزارة أملاك الدولة والشؤون العقارية

وزارة الفلاحة والموارد المائية و الصيد البحري

8. المرصـــد الوطنـــي للفلاحــــة

وزارة البيئة والتنمية المستديمة

وزارة الصناعة والتكنولوجيا

9. المعهد الوطني للمواصفات والملكية الصناعية (مؤسّسة غير مختصّة، لكنّ للنّشاط المعلوماتي فيها مكانة كبرى)

وزارة التجهيز والإسكان والتهيئة الترابية

وزارة السياحة

وزارة التجارة والصناعات التقليدية

10. مركز النهوض بالصادرات

11. المعهد الوطني للاستهلاك

12. المرصد الوطني للتزويد والأسعار (ملحق بهياكل الإدارة المركزية، لا يتمتّع بالاستقلال الإداري والمالي)

13. مرصد التجارة الخارجية (ملحق بهياكل الإدارة المركزية، لا يتمتّع بالاستقلال الإداري والمالي)

وزارة تكنولوجيات الاتصال

14. مركز الإعلام والتكوين والتوثيق والدراسات في تكنولوجيا الاتصال

وزارة الاتصال

15. مركز التوثيق الوطني

وزارة شؤون المرأة والأسرة والطفولة والمسنين

16. مركز البحوث والدراسات والتوثيق والإعلام حول المرأة (الكريديف)

17. مرصد الإعلام والتكوين والتوثيق والدراسات حول حماية حقوق الطفل

وزارة الشباب والرياضة والتربية البدنية

18. المرصد الوطني للرياضة

19. المرصد الوطني للشّباب

وزارة الثقافة والمحافظة على التراث

20. المركز الوطني للإتصال الثقافي

وزارة الشؤون الاجتماعية والتضامن والتونسيين بالخارج

21. مركز البحوث والدراسات في مجال الضمان الاجتماعي

22. معهد الصحة والسلامة المهنية (مؤسّسة غير مختصّة، لكنّ للنّشاط المعلوماتي فيها مكانة كبرى)

وزارة التّربية

23. المركز الوطني للتجديد البيداغوجي و البحوث التربوية

وزارة التّعليم العالي والبحث العلمي

24. المركز الوطني الجامعي للتوثيق العلمي والتقني

25. المرصد الوطني للعلوم والتكنولوجيا

بعض أفكار مشاريع يمكن إنجازها في إطار المبادرة الخاصة

1. مكتب خدمات توثيقيّة: تنظيم المكتبات الشخصية والأسرية، توثيق تظاهرات ثقافية كبرى وأحداث وطنية حسب الطّلب (أيّام قرطاج السينمائية، مهرجان الأغنية، مؤتمر حزب سياسي، الخ)، تأمين خدمة رصد معلوماتي في مجال معيّن لفائدة ناشط اقتصادي ما، الخ.

2. مكتب خدمات أرشيفيّة: تنظيم الأرشيفات الخاصّة بالأشخاص أو الشّركات أو الجمعيات

3. مستودع لحفظ الأرشيف: إدارة محل وظيفي لحفظ الوثائق والملفّات الأرشيفيّة وخزنها ووضعها على ذمّة أصحابها عند الطّلب

4. بنك صور: ويراهن في نجاحه على طول النّفس من أجل مراكمة أقصى ما يمكن من الصّور من جميع الأشكال وفي جميع المواضيع ومعالجتها (تكشيفا وتصنيفا) حتّى يسهل استرجاعها بسرعة عند الحاجة ووضعها على ذمّة طالبيها من صحف ومجلاّت وناشرين وباحثين أكاديميين أفراد ووكالات إشهار وسينمائيين إلخ.

5. مكتب رقمنة: يفتح التوجّه نحو رقمنة الأرصدة الورقية للمكتبات الجامعية والوطنية (الأطروحات وأمّهات الكتب الكلاسيكية) ومراكز الأرشيف والبحوث وكذلك للرّصيد التناظري analogique لمخزون الإذاعات والتّلفزات آفاق تشغيل رحبة للغاية.

6. مركز لترميم الوثائق وصيانتها: إنّ ارتفاع كلفة تركيز مخابر لترميم الوثائق وصيانتها يحتّم على المكتبات ومراكز التّوثيق اللجوء إلى المناولة، ممّا يفتح المجال للاستثمار في هذا الميدان

7. الرّاوي المتجوّل "الفداوي" شخصية خيالية تجوب المكتبات والمدارس لتطلّ على الأطفال كالطّيف محافظة على مظهرها الذي يجعل منها رمزا محبوبا ومستلطفا لدى هؤلاء الأطفال في ما يشبه تجربة "بابا صانشو" المسرحية، لها اسم ثابت ولباس مميّز، تتنقّل عبر مكتبات البلاد لتزرع الحلم وتربّي الخيال في عقول الصّغار. وفي جانب آخر يمكن أن يؤمّن هذا الرّاوي خدمة القراءة الجهريّة لفائدة العاجزين عن القراءة.

8. مركز لتدوين الثقافة الشفوية وتوثيق العادات والتّقاليد والألعاب الشعبية: يتعلّق الأمر بتدوين كل التّعابير الثقافية الشفوية والشّعبية من أمثال وألغاز وحكايات وأشعار وألعاب ووصفات أكلات شعبية ووشم وعادات وطقوس، الخ

9. احتياطي الذّاكرة: ونقصد بها تكوين رصيد وثائقي مواز للأرشيف الرّسمي الذي لا يكفي لوحده حتى يؤمّن توثيقا وفيا للأحداث التّاريخية. لذلك يجب الحفاظ على وجهة النّظر الأخرى ولو في "غرفة مقفلة ممنوعة العتبات" في انتظار توفّر الظّروف السّانحة لتداولها.

10. مكتبة الضفّتين: يوفّر التّواصل بين شمال المتوسّط وجنوبه مادّة معلوماتية ثريّة ومتنوّعة يحتاجها المقيمون على الضفّة الأخرى من كلّ جانب

11. بنك معطيات مواضيع الامتحانات والمناظرات المهنية. وهو عبارة عن مكتب إعلام وإعداد لاجتياز الامتحانات الوطنية (كالباكالوريا مثلا) والمناظرات المهنية يجمّع اختبارات المناظرات في كل الاختصاصات والنّصوص القانونية والتّرتيبية المنظّمة لها وذلك في شكل رقمي يتيح الوصول إليها من خلال قواعد بيانات ومحرّكات بحث على الخط.

12. متحف الكتابة والطّباعة والنّشر

13. مركز ثقافة الطّفل: صناعة الدّمى واللّعب وصياغة رسوم كتب الأطفال والألعاب، الخ

Octobre 2010